Le Prophète de L'Islam

Récit des Signes et miracles du Prophète (saw) : Les perses et les Romains

Chronique de Tabari Tome 2 Page 305


Louange à Allah, que la prière et le salut soient sur son prophète Mohamed sur sa famille et sur tous ceux qui le suivent jusqu’au jour de la résurrection.


Dans la vingtième année du règne de Parwîz, un Empereur de Perse, le Prophète commença sa prédication à la Mecque; sa fuite à Médine eut lieu quand Parwîz avait déjà régné trente ans accomplis.

Il ne se passa pas de jour, depuis la naissance du Prophète, que Dieu ne fit connaître un signe de sa mission prophétique à Parwîz.

Le premier signe fut que la voûte du palais de Madâïn s’écroula deux fois, et sa réparation coûta chaque fois un million de dirhems. Parwîz demanda aux astrologues ce que signifiait cet accident. Ils lui dirent :

« Un événement nouveau va se passer dans le monde, une religion nouvelle va surgir » 

Un autre signe fut qu’un pont près de Madâïn fut, pendant que Parwîz y passait, emporté par le fleuve, et que Parwîz faillit tomber dans l’eau. Le rétablissement de ce pont exigea une dépense de cinq cent mille dirhems.

Un autre signe fut que Parwîz étant un jour dans son appartement et faisant la sieste, un homme y entra par la porte, tenant dans sa main un bâton de bois, et lui dit :

« Ce Mohammed(saw) est dans la vérité; si tu ne crois pas en lui, il brisera ta religion comme je vais briser ce bâton. »

Et, en prononçant ces paroles, il brisa le bâton. C’était un ange, qui vint deux fois, parlant ainsi à Parwîz.

Un autre signe fut que les habitants de Rome se concertèrent et tuèrent leur roi et toute la famille royale. Ce roi était Maurice, le même qui avait secouru Parwîz, en envoyant son fils Théodose pour le replacer sur le trône et qui l’avait fait triompher de Bahrâm. Après avoir tué Maurice, les habitants de Rome mirent sur le trône Phocas. Théodose vint auprès de Parwîz et lui dit :

« Tu sais quels services t’a rendu mon père. Maintenant qu’il a été tué, agis envers moi comme mon père a agi envers toi. »

Parwîz traita le fils de Maurice avec bonté et le lit partir avec douze mille hommes commandés par un sipehbed, nommé Ferroukhân, afin de le replacer sur le trône. Il envoya un autre général, nommé

Çadrân, contre Jérusalem, pour en chasser tous les chrétiens et rejoindre ensuite Ferroukhân. Lorsque Çadrân arriva à Jérusalem, les chrétiens de cette ville avaient caché sous terre la croix. Il leur enjoignit de la lui apporter; sur leur refus, il fit mettre à mort trois mille chrétiens et docteurs chrétiens; enfin ils la lui remirent, et on l’envoya à Parwîz, qui la plaça dans son trésor.

Ferroukhân, de son côté, entra en Rome, et fit la conquête de tout le pays, pour le rendre à Théodose.

Cependant les habitants de Rome se concertèrent et dirent:

« Nous ne voulons pas du fils de Maurice, qui voudra venger sur nous la mort de son père. »

Alors Ferroukhân resta dans ce pays et y exerça le pouvoir. Les habitants de la Mecque et de l’Iraq furent très heureux de cet événement et dirent: Les Perses n’ont pas de livre sacré, pas plus que nous. Nous sommes donc leurs égaux. Or ils ont fait la conquête de Rome, et il n’y aura plus jamais de roi grec en Rome: Alors Dieu informa le Prophète que les Perses, ayant vaincu les Grecs, seraient vaincus à leur tour par ceux-ci; et il lui révéla le verset suivant:

« Les Romains ont été vaincus, dans le pays voisin, et après leur défaite ils seront les vainqueurs, dans quelques années. A Allah appartient le commandement, au début et à la fin, et ce jour-là les Croyants se réjouiront »

(Coran 30 Verset 2 à 4)

Les amis du Prophète furent très satisfaits, et Abou Bakr As-Siddîq alla au temple de la Mecque (ceci se passait avant la Fuite), communiqua ce fait aux Qorayshites et leur récita ce verset. Obaï, fils de Khalaf dit :

« Cela est impossible, Mohammed(saw) ment; jamais les Grecs ne seront plus vainqueurs. »

Abou Bakr répliqua :

« Je parie avec toi que, d’ici trois ans, ils remporteront la victoire. »

Ce pari fut conclu. Lorsque le Prophète en eut connaissance, il dit à Abou Bakr :

« Ne fixe pas le terme a trois ans, mais à sept, car le mot quelques employé dans le Coran signifie de trois à neuf; augmente la gageure et recule le terme. »

Abou Bakr porta la gageure à cent chameaux, et fixa avec Obaï le temps à sept années. Après cela, le Prophète resta encore cinq ans à la Mecque.

Il était depuis deux ans à Médine lorsque les Grecs remportèrent la victoire, et que l’empire échut à Héraclius. Après avoir chassé les Perses et Ferroukhân de Rome, Héraclius, en les poursuivant, vint attaquer le roi de Perse et le mit en fuite. Parwîz arriva à Deskerè, qui est sur la route de ‘Haddjâdj et qu’on appelle Deskerè-al-Mélik.

Cette ville, défendue par une grande et solide forteresse, était l’une des plus grandes villes de l’Iraq.

L’empereur conclut la paix avec Parwîz et retourna en Rome. Alors Dieu dit:

« Dans quelques années. A Allah appartient le commandement, au début et à la fin, et ce jour-là les Croyants se réjouiront »

(Coran 30 Verset 4)

Le sens de ce verset est que, lorsque les chrétiens de Rome obtinrent la victoire, les croyants furent heureux d’un événement qui affligea les

Qorayshites incrédules. A la même époque où les Grecs furent victorieux, les incrédules firent avancer une armée vers le puits de Badr. Lorsqu’ils apprirent que les Grecs avaient triomphé, ils furent découragés et Dieu les confondit. La victoire des Grecs eut la cause suivante :

Après que Ferroukhân eut gouverné pendant sept ans en ROme , Héraclius, étant endormi une nuit dans une église, eut un songe:

« il vit un ange descendre du ciel et jeter autour du cou du roi de Perse une corde, qu’il fit tenir à Héraclius. Celui-ci s’éveillant, dit :

« Dieu m’a donné un signe. »

Il rassembla une armée, envahit l’Iraq avec soixante et dix mille hommes, attaqua le roi de Perse, le mit en fuite et ravagea toute la Perse.

Les astrologues ayant annoncé à Parwîz qu’il naîtrait dans sa famille un enfant mal constitué, qui aurait la couronne à sa place, il fit enfermer tous ses fils dans la forteresse de Deskerè et plaça auprès d’eux des gardiens, afin qu’aucune femme ne pénétrât près d’eux. Par cette mesure, il indisposa contre lui ses fils. Il fit également mettre en prison les troupes qui étaient revenues de Rome, parce qu’elles avaient pris la fuite. Ces soldats aussi conçurent des sentiments hostiles à son égard.

Ensuite Parwîz conclut la paix avec le roi de Rome, qui retourna dans son pays, et lui-même quitta la forteresse.

Ensuite, un ange sous la forme d’un homme se présenta devant Parwîz et lui dit:

« Crois à Mohammed(saw). »

Parwîz ne crut pas.


Et Allah Seul Sait….
Sur ce, Que la Paix de Dieu soit sur vous et vous accompagne partout où vous êtes.

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