Le Jeûne (Ramadan)

Rompt son jeûne Volontairement lors du mois de Ramadan


Celui qui rompt le Jeûne de Ramadan volontairement sans aucun motif religieux valable, c’est-à-dire manger ou boire ou avaler du liquide ou un aliment nutritif (muftir) volontairement sans en être contraint ou celui qui fait une interprétation non logique et non justifiée pour rompre le jeune, ou celui qui cesse volontairement l’intention de jeûner, doit rattraper (jeûner plus tard) les jours concernés et réparer pour chaque jour non jeûné, cette infraction selon un des trois moyens suivants :

• il devra libérer un captif musulman, s’il ne le peut pas,

• il devra jeûner deux mois successifs ou s’il ne peut pas jeûner ces deux mois,

• il devra nourrir 60 pauvres par jour concerné ou leur payer en argent l’équivalent de la nourriture prescrite : c’est ce qu’on appelle l’expiation (al-kaffâra).

les malikites préfèrent la nourriture pour l’expiation ( il s’agit de nourrir chaque pauvre musulman avec un Mudd (1/4 de Sâ’) (600 grammes) de la nourriture majoritaire du pays (blé, Riz; maïs..); certains savants (surtout hanafites) ont autorisé de donner la valeur en argent….


Pour la valeur de cette kaffâra (expiation) : il s’agit de nourrir chaque pauvre (parmi les 60) pour chaque jour concerné avec un Mudd (environ 600 grammes) de la nourriture majoritaire du pays (blé, riz; maïs..); certains savants (surtout hanafites) ont autorisé de donner la valeur en argent : c’est l’équivalent en monnaie du Mudd. Chez les hanafites il s’agit de deux déjeuners ou deux dîners pour chaque pauvre (parmi les 60) par jour…


Si par exemple la nourriture à un pauvre coûte 1.000 FCFA (prix d’un plat de Riz + sauce), il faut multiplier le prix du repas par 60 et par le nombre de jours de Ramadan manqués volontairement…  

Dans les cas de rupture involontaire du jeûne, on répare seulement par le fait de jeûner le ou les jours (où il y a eu cette rupture involontaire du jeûne) après la fête de la fin du mois de Ramadan et avant le Ramadan prochain.

Ceux qui ont rompu le jeûne pour cause de maladie, de voyage, de grossesse, d’allaitement, d’accouchement, de menstrues ou de lochies, devront jeûner plus tard le nombre de jours correspondants : c’est ce qu’on appelle, le rattrapage (al-qadâ).

Pour plus de détail sur le jeûne en général et le jeûne de Ramadhan en particulier , voir le Dossier sur le Ramadan

Et Allah Sait Mieux…

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4 commentaires

  1. Salam, j’ai lu le poste et j’apprécie. Cependant si pour une personne qui a une maladie chronique et qui jeûne, si au cours du jeûne elle fait un malaise et qu’elle interrompt volontairement le jeûne, est elle soumise au remboursement ?

    1. ‘Aleykoum Salam Djemy.
      Déjà Les savants sont unanimes sur le fait qu’un malade n’est pas tenu de jeûner, puisqu’Allâh a dit dans la sourate 2 verset 185 : « Celui qui est malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre de jours équivalent. Dieu veut la facilité pour vous, Il ne veut pas vous mettre dans la difficulté. » Ainsi, en nous appuyant sur le Noble Coran et sur l’avis unanime des savants musulmans, un malade a le droit de ne pas jeûner pendant le mois de Ramadan.

      Maintenant les savants ont déterminés 2 sortes de maladie :

      – Une maladie temporaire, dont le patient espère guérir. Dans ce cas, le musulman n’a pas à verser d’aumône ou de rachat mais il doit rattraper les jours de jeûne qu’il a manqués. A ce sujet, Allah a dit : « qu’il jeûne un nombre de jours équivalent ». Ainsi, s’il est dans l’incapacité de jeûner pendant un mois, il devra jeûner un mois ultérieurement. S’il est dans l’incapacité de jeûner pendant un certain nombre de jours, il devra rattraper le nombre exact de jours manqués, une fois qu’Allah lui aura rendu la santé.

      – Une maladie chronique dont on ne guérit pas. Ce type de maladie peut être déterminé à partir de l’expérience personnelle ou de l’avis d’un médecin. La législation islamique concernant les personnes âgées s’applique également aux personnes atteintes de maladies chroniques. Dans ce cas, le musulman doit payer un rachat qui consiste à nourrir un pauvre pour chaque jour manqué. Selon certains savants, tels Abû Hanîfah, il peut payer l’équivalent d’un repas pour un pauvre, un faible ou un nécessiteux.

      Maintenant il est important de preciser, que si un musulman a l’autorisation de ne pas jeûner pour cause de sa maladie mais qu’il insiste pour le faire, il commet un acte répréhensible puisqu’il se nuit à lui-même et refuse d’accepter la dispense accordée par Allâh. Même si le musulman jeûne et observe les règles du jeûne, il aura commis un acte illicite si jamais il se faisait du tort. Allah a dit dans le Coran Sourate 4 Verset 29 : « Ne vous tuez pas. Dieu est miséricordieux envers vous. »

      En espérant avoir répondu a ta préoccupation
      Salam ‘Aleykoum

  2. Merci infiniment. J’ai bien compris. Malheureusement tout comme moi le nombreuses personnes ignorent. Merci pour le savoir que vous nous apportez.

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