La Prière (La Salat)

Ach-Chaf’ et Al Witr



Description de Ach Chaf’ et Al Witr

Ach Chaf’ est la prière effectuée après la prière du ‘Icha. Elle se compose au minimum de deux rak’ats et au maximum de dix. 
Généralement, lors de la première rak’at, on récite la sourate 87 – Sourate Al A’la (Sourate le Très Haut) et lors de la seconde rak’at, c’est la Sourate 109 Sourate Al Kafiroun (Sourate Les Infidèles).
Cette prière s’effectue à voix haute, comme les deux première rak’ats de la prière du ‘Icha.

La prière d’Al Witr est quant à elle composée d’une seule rak’a afin que le nombre total soit impair. On y récite la sourate 112 – Sourate Al Iklhass (Le Monothéisme Pur) La soute 113 Sourate Al Falaq (L’aube Naissante) et la Sourate 114 Sourate An Nass (Les Hommes)…

C’est en ce sens qu’Ibn ‘Umar (ra) rapporte qu’un homme a interrogé le Prophète (saw) au sujet de la prière nocturne et qu’il lui répondit : 
« La prière nocturne se fait de deux rak’ats répétées. Si l’un de vous craint d’être surpris par l’apparition de l’aube, qu’il fasse une rak’a impaire, et cela lui sera comptée comme impaire ce qu’il avait fait comme prière ».
(Al Boukhâri).

Ainsi, al Witr est une unité de prière qui vient conclure la prière nocturne et qui fait du nombre de rak’ats, un nombre impair, comme le veut la Sunna.

Il est possible d’effectuer Ach Chaf’ et al Witr jusqu’à l’apparition de l’aube, sachant qu’il faut les accomplir uniquement après la prière du ‘Icha car ces rak’ats surérogatoires constituent la prière nocturne. Ainsi, ‘Aïcha (ra) rapporte que le Prophète (saw) retardait ces prières jusqu’au dernier tiers de la nuit, soit juste avant l’aube. C’est ainsi qu’elle a dit qu’il « faisait la prière nocturne (dans le premier tiers de la nuit, ou dans son deuxième) mais à la fin il la faisait souvent pendant le dernier tiers jusqu’à l’aube ».
(Al Boukhâri)


L’accomplissement de ces prières

Comme toute prière surérogatoire, ach Chaf’ et al Witr ne sont pas obligatoires. Cela dit, leur accomplissement comporte de grands mérites car il s’agit de suivre la voie du Messager d’Allah (saw). Or, suivre les enseignements du Prophète (saw) et lui obéir dans ses commandements revient à se conformer à la volonté d’Allah.

En effet, notre Seigneur a dit : 
« Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos, Nous ne t’avons pas envoyé à eux comme gardien ».
(Coran 4 Verset 80)

Ainsi, en accomplissant ces prières, nous pouvons espérer obtenir l’agrément et la récompense d’Allah.

Cela dit, il convient de préciser que s’il arrive de manquer ces prières, il ne faut pas les rattraper après l’apparition de l’aube car leur délai sera dépassé. En effet, l’imam Malik soutient que celui qui se rappelle ne pas avoir prié al Witr et ce, une fois avoir accompli la prière du Sobh ne rattrapera pas cette prière. 

Une fois la prière du Sobh accomplie, nous ne pouvons plus faire salat al Witr car cette dernière doit être faite avant le lever du jour.

Quant au moment le plus méritoire pour accomplir al Witr, nous avons relevé précédemment que le Prophète (saw) la retardait au maximum. Il est donc meilleur de suivre cette voie et de repousser al Witr jusqu’à la fin de la nuit, d’autant plus que les mérites de la prière nocturne sont importants. Cela dit, lorsque l’on craint de ne pas se réveiller avant l’aube, mais juste pour salat Sobh, il convient mieux d’accomplir Ach Chaf’ et al Witr avant de se coucher. L’imam Malik affirme en effet qu’il y a dans « le fait de dormir avant al Witr une tentation de ne pas l’accomplir ».


Précision en ce qui concerne quelque Divergence entre les Ecoles de Jurisprudence

L’Encyclopédie jurisprudentielle mentionne ce qui suit : « La prière du Witr en trois rak’âts a trois formes :

La première forme : elle consiste à séparer le Chaf’ du Witr par les salutations de fin de prière puis à prier la troisième rak’ât avec un takbîra al-ihrâm distinct.
Cette forme est présente dans les écoles jurisprudentielles autres que l’école hanéfite et elle est celle choisie par l’école malékite qui est d’avis que les autres formes sont Makrûh (deconseillées) sauf lorsque l’on suit un imam qui prie le Chaf’ et le Witr sans les séparer.
Quant aux écoles chaféite et hanbalite, elles sont d’avis que cette forme est permise et disent que séparer le Chaf’ du Witr est préférable que de les joindre en raison du fait que l’on ajoute ainsi des salutations de fin de prière et autres…

La seconde forme : elle consiste à prier les trois rak’âts liées, c’est-à-dire sans les séparer par des salutations de fin de prière ni position assise et elle est, pour les écoles hanbalite et chaféite, préférable à la forme qui suit.
Ils s’appuyèrent pour cela sur le fait que le Prophète (saw) accomplissait la prière du Witr en cinq rak’âts et il ne s’asseyait pour faire le Tachahhud et les salutations finales qu’à la fin de la cinquième rak’a.
Cette forme est par contre Makrûh pour l’école malékite, mais permise si l’on suit un imam qui prie de cette manière.

La troisième forme : elle consiste à lier la troisième rak’ât en s’asseyant après la deuxième rak’ât et en faisant le tachahhud, mais en ne faisant pas les salutations de fin de prière mais en se relevant pour la troisième rak’ât puis en faisant les salutations de fin de prière après celle-ci. Ainsi, cette prière ressemble à la prière du Maghreb à cela près que l’on récite une autre sourate après al-Fâtiha (L’Ouverture) durant la troisième rak’ât contrairement à ce qui se fait pour la prière du Maghreb.
Cette forme est celle préconisée par l’école hanéfite. »

Qu’Allah nous permette d’accomplir nos prières avec crainte et sincérité. Qu’Il fasse de nos prières surérogatoires un moyen d’effacer nos péchés.

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