La Prière (La Salat)Rappels Islamiques

Les Prières facultatives


Allah dit :

« Accomplis-la Salât pour te souvenir de Moi. »
(Coran 20 Verset 14)

La prière représente des bienfaits qui s’ajoutent les uns aux autres. Elle offre non seulement l’opportunité de demander le pardon et de se purifier de ses fautes mais c’est aussi un instant de prise de conscience et un moyen d’acquérir une discipline. Enfin sans conteste elle demeure un rendez-vous privilégié et intime avec le Seigneur.

Il existe trois moments où il est interdit d’effectuer des prières facultatives :

• Lorsque le soleil se situe précisément au zénith.
• Lorsque le soleil est en train de se coucher.
• Lorsque le soleil est en train de se lever.

’Ibn Omar (ra) a dit :
« Le Messager d’Allah (saw) a dit : « Retardez la prière dès que le soleil commence à se manifester jusqu’à ce qu’il s’élève. Dès qu’il commence à disparaître, reportez la prière jusqu’à ce qu’il disparaisse complètement ». »
(Rapporté par Boukhâri et Muslim)

Abou Saïd al-Khoudri a dit :
« J’ai entendu le Messager d’Allah (saw) dire : pas de prière après celle du matin jusqu’à ce que le soleil se soit élevé, et pas de prière après celle d’asr jusqu’à ce que le soleil se couche complètement. »
(Rapporté par Boukhâri)

’Uqba ibn Amir al-Djouhani (ra) a dit :
« Il y a trois heures pendant lesquelles le Messager d’Allah (saw) nous interdisait de prier ou d’enterrer nos morts : au lever du soleil avant qu’il ne s’élève dans le ciel ; quand il se trouve au zénith avant de s’incliner et quand il va se coucher »
(Rapporté par Muslim)

La Prière de la Matinée Douhâ

Cette prière fait l’objet d’une forte recommandation. La prière de la matinée s’effectue seule et à voix basse après la fin du lever du soleil jusqu’aux environs de midi. Elle se compose de deux à douze unités au choix ou plus si en veux. Il est possible de faire la prière du Douhâ depuis l’élévation du soleil au-dessus de l’horizon (de la longueur d’une lance) jusqu’à son passage par le Zénith (midi). Mais sa meilleure heure est lorsque la chaleur du matin est à son plus fort et lorsque le soleil est bien haut dans le ciel.

Aïcha (ra) a dit :
« Le messager d’Allah faisait au Douhâ quatre unités de prière et il leur ajoutait encore ce que Allah lui permettait de faire »
(Rapporté par Muslim)

Le Messager d’Allah (saw) a dit :
« La prière de ceux qui retournent constamment à Allah se fait quand les jeunes chameaux ressentent l’ardeur de la canicule »
(Rapporté par Muslim, Ahmad et Tirmidhi)

Abou Hurayrah (ra) a dit :
« Mon ami intime (le Prophète (saw)) m’a recommandé de jeûner 3 jours par mois, de faire 2 unités de prière dans la matinée, et de faire une unité de prière avant de dormir« .
(Rapporté par Boukhâri et Mouslim)

Abou Houraira (ra), a dit :
« Mon ami (en parlant du Prophète (saw) m’a recommandé 3 choses : jeûner 3 jours de chaque mois, faire Salat Douhâ, et de faire le witr avant de dormir. »
(Rapporté par Muslim).

« Chaque matin, chacune des articulations de l’un d’entre nous méritent une aumône. Chaque Tasbiha (le fait de dire « soubhannallah« ) est une aumône, chaque Tahmid (le fait de dire « Al hamdoulillah« ) est une aumône, chaque Tahlil (le fait de dire « Lâ ilâha illâ-llah« ) est une aumône, chaque Takbîr (le fait de dire « Allahou Akbar« ) est une aumône, ordonner un bien est une aumône, interdire un mal est une aumône, et suffit comme aumône à chacune de nos articulations, les 2 rackat de la prière de Douhâ »

Abou Dhar (ra) a dit que le Prophète (saw) a dit :
« Chacun de vous est redevable d’une aumône pour chacune de ses articulations chaque matin. Le fait de dire « Gloire à Allah » est une aumône, le fait de dire « Louanges à Allah » est une aumône, le fait de dire « il n’y a de divinité qu’Allah » est une aumône, le fait de dire « Allah est plus grand » est une aumône, ordonner le bien est une aumône, interdire le mal est une aumône, mais il suffit de faire 2 unités de prières le matin pour remplacer tout cela »
(Rapporté par Muslim, Ahmad, Abou Daoud)

La personne peut prier le nombre de rackat qu’elle souhaite, car le Messager d’Allah (saw)n’a point limiter cette prière à un nombre bien précis. De ce fait la personne peut accomplir 2, 4, 6, 8, 10, 12 rackat ou bien plus il n’y a pas de mal à cela.

Aïcha (ra) a dit :
« Le messager d’Allah faisait au Douhâ quatre unités de prière et il leur ajoutait encore ce qu’Allah lui permettait de faire »
(Rapporté par Muslim)

Cette prière selon l’avis le plus juste s’effectue 2 par 2, c’est à dire que la personne accomplit les salutations tous les 2 rackat.

La Prière de la Clôture Nocturne

La prière de clôture fait partie des plus importants actes qui (nous) rapprochent d’Allah Le Très-haut. Et ce au Point que certains ulémas, notamment les hanafites, la rendent obligatoire. Toutefois, ce qui est exact, c’est qu’elle relève une sunna fortement recommandée que le musulman doit perpétuer et ne jamais négliger.

Sont temps commence dès la fin de l‘Isha, même au cas où l’on la réunirait avec la prière du coucher du soleil par anticipation. Et il s’étend jusqu’au début de l’aube. Ceci est fondé sur la parole du Prophète (saw) :
« Allah a mis la prière de clôture à votre disposition et vous a permis de l’accomplir à partir de la fin de la prière d’Isha jusqu’à l’entrée de l’aube. »
(Rapporté par Tirmidhi)

Il est désirable que le witr soit la dernière prière nocturne à faire, en vertu de la parole du Prophète (saw) :
« Faites en sorte que le witr soit votre dernière prière »
(Rapporté par Boukhâri et Muslim)

La Sunna indique que celui qui souhaite faire des prières en fin de nuit doit, de préférence, retarder la prière de clôture car les prières faites dans la dernière partie de la nuit sont les meilleures. Celui qui craint de ne pouvoir se réveiller en pleine nuit pour prier peut faire sa prière de clôture avant de se coucher, compte tenu de ce hadith rapporté par Djabir (ra) selon lequel le Messager d’Allah (saw) a dit :
« Celui qui craint de ne pouvoir se réveiller en pleine nuit pour prier peut faire sa prière de clôture avant de se coucher. Celui qui souhaite faire des prières en fin de nuit doit, de préférence, retarder la prière de clôture car les prières faites dans la dernière partie de la nuit sont les meilleures. La prière faite en fin de nuit est l’objet d’un témoignage et reste la meilleure. »
(Rapporté par Mouslim)

La prière nocturne de clôture se compose de trois unités regroupées (comme pour la prière du crépuscule) chez les hanafites ou trois séparées (2 + 1 unités) dans les autres écoles. Elle a lieu tous les soirs entre la prière de la nuit et celle du matin. Il est souhaitable de réciter à voix haute pour :
Les sourates Fatiha puis « Al Aala » lors de la première unité
Les sourates Fatiha puis « Al Kafirune«  à la deuxième unité
Enfin le witr la sourate Fatiha suivie des sourates Al IkhlassAl Falaq et Al Nass

Si un musulman qui a déjà effectué le witr désire reprendre les prières au cours de la nuit, il doit prier en effectuant des unités de deux rackat chacune et éviter de répéter le witr. Car l’ordre donné par le Prophète (saw) de clôturer les prières nocturnes par le witr exprime une recommandation et non une obligation.

Les Prières Surérogatoires

La prière surérogatoire est un moyen de nous rapprocher du Seigneur de l’univers.

Oum Habiba (ra) dit :
« J’ai entendu le Prophète (saw) dire :
« Tout musulman qui prie volontairement chaque jour douze raka’ts surérogatoires, en dehors des prières obligatoires, Allah lui construit une maison au paradis ». »
(Rapporté par Muslim)

« J’ai appris du Prophète (saw) dit Ibn Omar (ra), à faire dix rackat :
– Deux rackat avant le Sobh (fajr). »
– Quatre rackat avant le Dohr et deux après
– Deux rackat après le Maghreb qu’il accomplissait chez lui
– Deux rackat après l’lcha (en dehors de Shaft’ et du Witr qui sont les dernières prières de la nuit) »   

(Rapporté par Boukhâri et Muslim)

D’après ‘Aïcha (ra) :
« Le Prophète (saw) n’a jamais négligé d’accomplir quatre rackat avant la prière du Dhor. »  
(Rapporté par Boukhârî)

Le Prophète (saw) dit à Amr ben Absa (ra) , qui vint se renseigner à ce sujet : 
« Fais la prière du matin, puis abstiens-toi de prier et attends que le soleil monte et dépasse l’horizon, car durant ce temps il apparaît entre deux cornes de Satan et les mécréants se prosternent devant lui. Passé ce moment, tu peux prier. Les anges assistent alors à ta prière.
Quand l’ombre d’une lance devient la plus courte possible, cesse de prier. C’est le moment où on attise l’enfer. Quand l’ombre s’étend, tu peux reprendre ta prière. A ce moment les anges y assistent. Venu l’Asr, abstiens-toi de prier jusqu’au coucher du soleil. Il se couche entre deux cornes de Satan. A cet instant les mécréants se prosternent devant lui. »
(Rapporté par Muslim)

Cependant, on ne doit pas pratiquer régulièrement et à un horaire fixe une prière supplémentaire (salât nâfila) si les sources musulmanes elles-mêmes n’ont pas institué cet horaire. Sinon cela devient une innovation. Et lorsque le Prophète (saw) etait en voyage, il délaissait celles-ci sauf les 2 rackat avant le Sobh, et la prière du Witr, il ne les délaissait ni en voyage, ni lorsqu’il était chez lui.

La Prière de L’éclipse solaire ou lunaire

La prière de l’éclipse solaire (salat al-kousôuf) et la prière l’éclipse lunaire (salat al-khousôuf) sont obligatoires envers une partie de la communauté et non envers la totalité. On fait la prière pendant l’éclipse et on fait les invocations jusqu’à la fin de l’éclipse. Si on rate l’éclipse on ne la rattrape pas.

Le Prophète (saw) a dit :
« Ce sont des signes qu’Allah envoie. Elles ne sont pas dues à la mort de quelqu’un ou à sa naissance. Mais Allah fait peur à travers celles-ci à Ses serviteurs. Lorsque vous voyez celles-ci, accourez en ayant peur vers le rappel d’Allah, vers Son invocation et vers Son pardon. »
(Rapporté par Boukhâri)

On prie la prière de l’éclipse deux rackat, dans chaque rackat on fait deux inclinations (roukôu`) et deux redressements. On récite longuement durant les positions debout et on fait le Tasbih (glorification d’Allah) longuement durant les inclinations. Après les deux rackat de l’éclipse l’imam fait deux discours. On récite à voix basse dans la prière de l’éclipse solaire et à voix haute dans la prière de l’éclipse lunaire.

Citant Ibn ‘Abbâs, Boukhâri et Muslim rapportent :
« Il advint un jour que le soleil s’éclipsât ; le Prophète (saw), célébra alors une prière dans laquelle il resta longtemps debout, le temps que dure la récitation de la sourate La Vache, puis il s’inclina longuement. En se relevant, il resta un long moment – mais moins long que lors de la lecture précédente – à réciter le Coran, puis il fit une inclinaison un peu plus brève que la première, se releva et se prosterna. Il répéta ensuite les mêmes actes en diminuant légèrement la durée de chacun. Quand il quitta la mosquée, le soleil brillait de nouveau. Il dit alors : « Le soleil et la lune sont deux des signes du Très-Haut. Ils ne sauraient s’éclipser en raison de la mort d’un tel ou de sa vie. Si vous voyez une éclipse, mentionnez donc Allah »

Il est recommandé de proclamer la grandeur d’Allah, de L’invoquer, de faire l’aumône et d’implorer Son pardon. Boukhâri et Muslim ont rapporté ce hadith, citant ‘Aïcha (ra) : 
« Le Prophète (saw) affirma : « Le soleil et la lune sont deux des signes du Très-Haut. Ils ne sauraient s’éclipser en raison de la mort d’un tel ou de sa vie. Si vous voyez une éclipse, invoquez donc Allah, proclamez Sa grandeur, faites l’aumône et priez. »

Chez les hanafites, la prière de l’éclipse solaire et la prière de l’éclipse lunaire se composent de deux unités. Par contre, pour les malikites, seule la prière de l’éclipse solaire diffère de celle des hanafites car elle se compose de quatre unités qui comportent deux inclinaisons.

La Prière de La Consultation

La prière de consultation fait partie des actes que le Prophète (saw) pratiquait régulièrement. C’est une prière composée de deux rackat, suivie d’une invocation que le Prophète (saw) formulait quand il envisageait une affaire ou se trouvait face à un projet dont il ne savait pas s’il était bénéfique ou non. Ensuite, il poursuivait cette initiative ou ce projet ; lorsque ce projet était bénéfique, les conditions de sa poursuite et de son exécution devenaient favorables, sinon Allah l’en détournait.

Selon Jabir Ben Abdoullah (ra) :
« Le Prophète (saw) nous enseignait à demander l’inspiration à Allah comme il nous enseignait les sourates du Coran. Il nous disait : Lorsque l’un de vous veut décider d’une chose qu’il fasse deux rackat en dehors de la prière canonique puis qu’il dise « Seigneur Dieu, je Te demande de m’inspirer par Ta Science, je Te demande de m’appuyer par Ta Puissance et je Te demande de Ta Grâce Incommensurable, car Tu peux tout et je ne puis rien, Tu sais tout et je ne sais rien, car c’est Toi qui connaît les choses cachées. Grand Dieu ! Si tu sais qu’il aura du bien dans cette affaire, en ce qui concerne ma religion, ma subsistance et de mon destin (mon avenir ou mon futur) décide en ma faveur et rends-la-moi facile, puis bénis là pour moi. Et si Tu sais qu’il en résultera un mal pour moi dans ma religion, ma subsistance et mon destin (mon avenir ou mon futur) écarte là de moi et écarte-moi d’elle et décide le bien pour moi là où il se trouve, puis rends-moi satisfait d’elle » ensuite, qu’il indique son affaire. »
(Rapporté par Boukhâri)

La prière de consultation, de deux unités, peut avoir lieu de nuit comme de jour. La récitation coranique choisie durant la prière reste à l’appréciation de chacun. Cependant, elle doit être faite à voix haute lorsque la prière a lieu la nuit et à voix basse le jour. Durant cette prière on mentionne les raisons pour lesquels on consulte Allah (saw). Il y a d’ailleurs une invocation prophétique prévue à cet effet.

Voici la description de la prière de consultation telle que rapportée par Djabir Ibn Abd Allah as-Sulami :
« Le Messager d’Allah (saw) apprenait à ses compagnons à consulter Allah en toute affaire.
Quand l’un de vous projette une affaire, qu’il accomplisse deux rackat surérogatoires puis qu’il dise :

« Allâhumma innî astakhîruka bi-‘ilmika wa astaqdiruka bi-qudratika, wa as-aluka min fadlika-l-‘azîmi Fa-innaka taqdiru wa lâ aqdiru, wa ta’lamu wa lâ a’lamu, wa anta ‘allâmu-l-ghuyûbi
Allâhumma in kunta ta’lamu anna hâdhâ-l-amra (que l’on explicite) khayrun lî fî dînî wa ma’âshî, wa ‘âqibati amrî fa-qdurhu lî, wa yassirhu lî, thumma bârik lî fîhi.
Wa in kunta ta’lamu anna hâdhâ-l-amra sharrun lî fî dînî wa ma’âshî, wa ‘âqibati amrî fa-srifhu ‘annî, wa srifnî ‘anhu Wa qdur lî-l-khayra haythu kâna thumma arddinî bihi »

« Seigneur Allah, je viens prendre conseil auprès de Ta science et prendre force dans Ta force. Je viens Te demander de Ta générosité infinie. Car Tu es capable et je suis incapable, Tu sais et je ne sais pas et c’est Toi le Grand Connaisseur des mondes inconnus. Seigneur Allah, si Tu sais que cette affaire est pour moi une source de bien pour ma religion, pour ma vie ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) , destine-la-moi, facilite-moi sa réalisation et bénis-la moi. Et si tu sais que cette affaire est pour moi une source de mal pour ma religion, pour ma vie d’ici-bas et pour ma destinée future (ou il a dit : pour mon présent et pour mon futur) détourne-la de moi et détourne-moi d’elle. Prédestine-moi le bien où il se trouve et inspire-m’en la satisfaction. »
(Rapporté par Boukhâri 6841. D’autres versions sont citées par at-Tirmidhi, an-Nassaï, Abou Daoud, Ibn Maja et Ahmad)

Dans son commentaire du hadith, Ibn Hadjar a dit :
« Al-istikhâra » est un nom. « Istakharatou-llah » signifie : Il demande à Allah de lui inspirer le bon choix, de l’orienter vers la meilleure entre deux choses dont on a besoin.

Au sujet des propos :
« Le Prophète nous apprenait à consulter (Allah) dans toutes les affaires »

Ibn Abi Dajma dit :
« C’est une affirmation générale qui a une signification restreinte. En effet, l’obligatoire et le recommandé ne peuvent pas faire l’objet d’une consultation. De même, l’interdit et le réprouvé ne peuvent pas faire l’objet d’une consultation pour savoir s’il faut les abandonner ou pas. Aussi la consultation se limite-t-elle au licite et au recommandé qui comporte des aspects antinomiques ou duquel il faudrait se contenter. »

Je dis que la généralité englobe les choses importantes et significatives. Car parfois une affaire anodine peut avoir de graves conséquences.

Les propos « Quand l’un de vous projette une affaire » sont exprimés dans le hadith d’Ibn Massoud ainsi : « Quand l’un de vous veut une affaire qu’il dise »

Les propos : « Qu’il accomplisse deux rackat surérogatoires » en dehors de la prière de la matinée (Douhâ).

Dans al Adhkar, An-Nawawy dit :
« Si l’on récitait l’invocation de consultation au terme de la prière du Dhouhr par exemple ou à l’issue d’une autre prière surérogatoire régulière ou libre, il semble qu’on peut dire, si l’intéressé a eu l’intention de doubler la prière obligatoire d’une prière de consultation cela lui suffit. En revanche, sans l’intention (il faut une prière de consultation à part) »

Ibn Abi Djama dit :
« La sagesse qui veut que la prière précède l’invocation repose sur le fait que par la consultation on entend réunir les biens d’ici-bas et ceux de l’au-delà, ce qui nécessite qu’on frappe à la porte du Roi. Or rien n’est plus efficace ni plus apte à réussir dans cette entreprise que la prière qui implique la glorification d’Allah, Sa louange et la manifestation du besoin de Lui dans le médiat et l’immédiat. »

Ses propos : « Puis qu’il dise » indiquent que l’invocation est à réciter à l’issue de la prière. Mais il se peut que l’ordre ne concerne que le Dhikr et l’invocation à dire habituellement après la prière. Si tel est le cas, l’intéressé récite l’invocation de consultation après les invocations du Tashahhud et avant le salut final.

Dans l’expression : « Allahoumma inni astakhirouk bi ilmika » la particule « bi » indique la causalité. C’est-à-dire parce que Tu sais mieux. Elle a la même signification que dans : «  bi qudratika« . Elle peut aussi indiquer une sollicitation.
C’est-à-dire je Te demande de me donner la force d’acquérir ce qui est recherché. La phrase peut signifier également : je Te demande de le décréter à mon profit, c’est-à-dire de le faciliter.

Ses propos : « Wa as’alouka min fadhlika » renferment une allusion aux grâces accordées par le Maître. Car personne n’a droit à Ses bienfaits selon la doctrine sunnite.

Ses propos : « Fa innaka taqdirou wa la aqdirou wa ta’lamou wa la a’lamou » impliquent une allusion au fait que science et puissance appartiennent exclusivement à Allah et que le serviteur n’en possède que ce qu’Allah lui en donne.

Ses propos : « Allahoumma in kounta ta’lamou anna hadha al amra » Une version ajoute : « Thoumma youssoummihi bi aynihi » cela signifie que l’intéressé doit préciser son besoin. Il est aussi possible qu’il l’ait présent à l’esprit au moment de réciter l’invocation.

Ses propos : « Faqdourhou li » signifient réalise-le pour moi : « Fasrifhou anni wasrifni anhou » c’est-à-dire : fais-en sorte que mon cœur en soit complètement détourné.

Ses propos : « Wa radhhini bihi » signifient : fais que j’en sois satisfait de sorte à ne pas regretter de l’avoir recherché et obtenu. Car je n’en connais pas l’aboutissement même si, au moment de le demander, je m’en contentais. Le secret ici consiste à empêcher son cœur de rester attaché à l’objet de façon à le priver de la quiétude. Car la vraie complaisance consiste dans la satisfaction de l’âme du destin »

Voilà un bref extrait du commentaire d’Ibn Hadjar. Sur le hadith cité dans le chapitre des prières et le sous chapitre du Tawhid du Sahih de Boukhari.

Combien de fois faut-il entreprendre la consultation ?

Il n’y a aucun inconvénient à répéter la consultation si l’intéressé n’est pas rassuré. L’érudit al-Moubarakfouri dit dans son commentaire sur at-Tirmidhi :
« Est-il recommandé de répéter la prière et l’invocation pour la même affaire si l’intéresse ne découvre rien de rassurant qui lui permette de savoir s’il faut ou pas entreprendre ? » Al-Iraqi dit : « il paraît que c’est recommandable » (voir Touhfatou al-Ahtwadhi, 2/593.)

Il n’existe aucun délai déterminé pour effectuer la prière de consultation et il est permis de répéter la prière plusieurs fois. Aucun nombre n’est fixé, et le prieur peut faire des invocations avant et après la clôture de la prière.

La réponse est-elle indiquée en rêve exclusivement ?

Parmi les fausses croyances entretenues par la masse figure celle qui veut qu’on se livre au sommeil immédiatement après la consultation et que l’on considère les bonnes choses vues en rêve comme un bon augure qui signifie que l’entreprise est bonne et qu’il peut s’y engager, et que l’on juge qu’en l’absence d’un rêve on doit s’abstenir. Ce n’est point un indice valable comme nous le savons.

Quand on a accompli la consultation comme la religion la recommande, on s’engage dans l’affaire sans attendre un rêve ou un autre signe. D’aucuns croient que si l’on s’endort immédiatement après la consultation, on doit en voir le résultat en rêve. Cette croyance est fausse, car parfois on ne voit rien du tout en rêve. C’est pourquoi le musulman doit se contenter de ce que la Charia lui enseigne et se conformer aux exigences de la sagesse. Il peut aussi consulter les hommes sûrs et raisonnables et réfléchir à ses affaires et examiner ce qui lui paraît le plus convenable. Une fois qu’il s’apprête à prendre une décision ou penche vers une action, il entreprend alors la consultation religieuse puis exécute sa décision tout en étant certain qu’Allah l’assistera à faire le bon choix.

L’analyse que nous venons de faire ne signifie pas que le sentiment de soulagement qui envahit l’intéressé (après la consultation) ne fait pas partie des bons signes. Elle signifie qu’il ne faut pas en faire l’unique signe décisif sur la bonté de l’entreprise. L’homme procède souvent à la consultation à propos d’une affaire qu’il aime et pour laquelle il est bien disposé dès le départ.

À propos du sentiment de soulagement, Cheikh Ibn Taymiya dit :
« Une fois Allah consulté, on doit penser que le choix d’Allah réside en ce à quoi on se sent à l’aise et le trouve facile. »
(Madjmou’ al-fatawa, 10/539)

Aussi existe-t-il une différence (énorme) entre celui qui fait du soulagement l’unique signe et celui qui en fait un signe parmi d’autres.

La Prière Mortuaire

La prière mortuaire s’effectue sans inclinaison ni prosternation. L’imam qui dirige la prière doit se positionner au niveau des épaules du défunt.

Cette prière, selon les Hanafites et les Chafiites, est constituée de quatre évocations de la grandeur d’Allah :

1 : « Allahou Akbar » une fois puis réciter la sourate Fatiha
2 : « Allahou Akbar » une fois suivi d’une prière sur le prophète
3 : « Allahou Akbar » une fois suivi de nos vœux pour le défunt
4 : « Allahou Akbar » une fois suivi de nos vœux pour la communauté
5 : Puis on salut d’un seul salut (à sa droite)

Chez les Hanbalites, après la quatrième évocation d’Allah, on effectue directement les salutations de fin de prière sans faire de vœux. Chez les Malikites, après chaque évocation d’Allah on exprime uniquement des souhaits pour le défunt.

Il est recommandé après le deuxième Takbîr de réciter Salat-Ibrahima en entier :
« Allâhoumma Salli `alâ MouHammad wa `alâ ‘âli MouHammad kamâ Sallayta `alâ ‘Ibrâhîm, wa `alâ ‘Ali ‘Ibrâhîm, ‘innaka Hamîdoun Majîd. Allâhoumma bârik `alâ MouHammad wa `alâ ‘Ali MouHammad kamâ bârakta `alâ ‘Ibrâhîm, wa `alâ ‘Ali ‘Ibrâhîm, ‘innaka Hamîdoun Majîd »

Il est recommandé après le troisième Takbîr de dire cette invocation :
« Allâhoumma hâdha `abdouka wa bnou `abdayka, kharaja min rawhi d-dounyâ wa sa`atihâ wa mahbôubouhou wa ‘ahibba’ouhou fîhâ ‘ilâ dhoulmati l-qabri wa mâ houwa lâqîh.
Kâna yach-hadou ‘an lâ ‘ilâha ‘il-lâ ‘anta wahdaka lâ charîka lak, wa ‘anna Mouhammadan `abdouka wa raçôulouka, wa ‘anta ‘a`lamou bihi minnâ.
Allâhoumma ‘innahou nazala bika wa ‘anta khayrou manzôulin bih, wa ‘asbaHa faqîran ‘ilâ rahmatika wa ‘anta ghaniyyoun `an `adhâbih, wa qad ji’nâka râghibîna ‘ilayka choufa`â’a lah,
Allâhoumma ‘in kâna mouhsinan fazid fi ‘ihçânihi wa ‘in kâna mouçî’an fatajâwaz `anhou, wa laqqihi birahmatika ridâk, wa qihi fitnata l-qabri wa `adhâbah wa fsah lahou fî qabrihi wa jâfi l-‘arda `an janbayh, wa laqqihi bi rahmatika l-‘amna min `adhâbika Hattâ tab`athahou ‘Aminan ‘ilâ jannatika bi rahmatika yâ ‘arhama r-râhimîn »

Ce qui signifie :
« Ô Allâh c’est là Ton esclave et le fils de Tes deux esclaves. Il a quitté le repos de cette vie et son bien-être, alors que ce qu’il a aimé et ceux qu’il a aimé y sont encore, pour rejoindre l’obscurité de la tombe et ce qui l’attend. Il témoignait qu’il n’est de dieu que Toi, Toi seul Tu n’as pas d’associé et que Mohamed est Ton esclave et Ton messager et Tu sais ce qu’il en est de lui mieux que nous. Ô Allâh il est venu à Ton jugement. Il s’est retrouvé dans le besoin de Ta miséricorde et Tu n’as pas besoin de son châtiment. Nous sommes venus T’implorer, en intercédant en sa faveur. Ô Allah, s’il était bienfaiteur, accorde-lui encore plus de bienfait et s’il était malfaisant, accorde-lui Ta clémence et accorde-lui par Ta miséricorde Ton agrément, préserve-le des troubles de la tombe et de son supplice, élargis pour lui l’espace de sa tombe, écarte la terre de ses côtés et accorde-lui par Ta miséricorde le salut de Ton châtiment jusqu’à ce que Tu le ressuscites en paix pour Ton paradis, par Ta miséricorde, Ô Toi Qui est Le plus miséricordieux des miséricordieux »

Des Prières Quotidiennes des nuits de Ramadan (Tarawih)

Ces prières se pratiquent durant le mois de ramadan en un minimum de 2 unités. Bien entendu, il est possible d’en ajouter autant que voulu en fonction de ses capacités. Bien que les quatre écoles juridiques préconisent d’en accomplir vingt-trois (soit vingt unités suivies des trois unités de la prière nocturne de clôture), celui qui effectue des prières ces nuits-là sera pardonner des péchés commis dans le passé.

Nous sommes un soir du mois de Ramadan et les mosquées se remplissent. La dernière prière canonique de ‘Isha a été pourtant accomplie. C’est sans compter sur le fait que nous sommes en plein mois sacré durant lequel le Prophète (saw) accomplissait fréquemment des prières nocturnes sans avoir voulu rendre cette pratique obligatoire, de peur d’alourdir la charge des fidèles. Une tradition prophétique témoigne néanmoins de l’importance éminente de cette prière nocturne.

« Celui qui prie les nuits de ramadan avec conviction et par recherche de l’agrément de Dieu verra tous ses péchés absous »
(Rapporté par Boukhâri).

Il faudra attendre le second calife de l’islam, Omar Ibn Al-Khattâb (ra), pour voir cette pratique prophétique instituée du Tarawih être généralisée dans le monde sunnite.

Durant son califat, Omar (ra) observait le fait que les fidèles priaient individuellement des rackat (unités de prière).  Il décida d’unifier les croyants et de les réunir pour une prière en commun.

Un récit rapporté par l’imam et traditionniste al-Boukhâri :
« Abderrahman bin ‘Abdilqâri a dit : « Une nuit, pendant le ramadan, j’allais avec ‘Omar ibn El Khattab (ra) à la mosquée. Les fidèles étaient en groupes dispersés. Ici un homme faisait sa prière pour son propre compte, ailleurs un homme dirigeait la prière de son groupe. ‘Omar dit alors : « Il me semble que si je réunissais tous ces gens-là sous la direction d’un seul lecteur cela serait plus convenable ». Alors, mettant son dessein à exécution, il les rassembla sous la direction de Obay ben Ka’b ».

Le nombre de rackat accompli durant cette prière du Tarawih est variable, entre huit et vingt, avec des temps de pause conformément au sens étymologique du terme Tarawih.

Un juz au minimum (un trentième du Coran) est récité chaque soir pour que la lecture complète du Coran soit accomplie avant la fin de Ramadan. La lecture des mouwa’idates (trois dernières sourates du Coran) et des invocations viennent conclure chaque soir la prière du witr (trois unités de prières quotidiennes et surérogatoires).

En dehors de la mosquée, la pratique du Tarawih peut également être accomplie seul ou en famille.

Selon le professeur Hassan Hamdouni, auteur d’un ouvrage sur « Les quatre califes bien-guidés » (khoulafa ar-rachidun), les quatre écoles (madha’ib) juridiques sunnites majoritaires du monde musulman (hanafite, malikite, shaféite et hanbalite) ont confirmé le statut primordial de cette prière du Tarawih.

« Les hanafites la qualifient de sounna qu’on ne peut délaisser, car les Califes bien guidés l’ont tous célébrée, avec assiduité, et si le Messager de Dieu (saw) n’a pas continué sa célébration, c’était par crainte qu’elle ne devienne une obligation prescrite à sa Ummah ». Pour « Les malikites : les Tarawih font partie des Nawafil al mou’akkada (prières surérogatoires fortement recommandées). Les chafiites l’ont incluse parmi les sounna ar-râtiba. Les hanbalites lui donnent le statut de sounna mouakkada ».

La Prière de Demande d’eau

La prière de l’istisqâ’ ou la prière pour obtenir la pluie consiste à demander de la pluie à Allah le Tout-Puissant durant les périodes de sécheresse. Les gens sont naturellement disposés à demander de l’aide à Celui qui est en mesure de les aider, Allah, l’Unique. Cette prière était déjà pratiquée par les peuples qui nous ont précédés, elle constitue aussi l’une des traditions des autres prophètes.

Allah dit :
« Et (rappelez-vous), quand Moïse demanda de l’eau pour désaltérer son people… »
(Coran 2 Verset 60)

Abdullah ibn Zayd a dit : 
« Le Prophète (saw) sortit un jour pour invoquer Allah et Lui demander de la pluie. Il se mit face à la Qibla et invoqua Allah. Puis il retourna son Rida et accomplit deux rackat durant lesquelles il a récité le Noble Coran à voix haute. »
(Rapporté par Boukhâri et Muslim)

Avant de procéder à son accomplissement, il est du devoir de l’imam de faire un rappel aux priants sur les récompenses et les punitions qu’Allah promet afin de réanimer les cœurs et les adoucir. Il doit aussi les inviter à se repentir de leurs méfaits, à se tourner vers Allah et à restituer les droits à leurs ayants-droit. Les péchés sont en effet l’une des raisons pour lesquelles ils sont privés de pluie et des bienfaits de manière générale. D’un autre côté, demander pardon et se repentir envers Allah et l’une des raisons pour lesquelles les invocations sont exaucées.

Dans son sermon l’imam doit demander à Allah d’accepter notre repentir, il doit ainsi réciter les versets où il est question de Sa clémence à notre égard, l’abondance avec laquelle Il récompense Ses créatures. L’imam doit invoquer autant qu’il le peut pour demander la pluie, ce faisant il doit lever ses mains car c’est ainsi que faisait le Prophète (saw) , il le faisait à tel point qu’il était alors possible de voir ses aisselles.

Allah dit :
« En effet, vous avez dans le Messager d’Allah un excellent modèle (à suivre), pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment. »
(Coran 33 Verset 21)

La prière doit être répétée jusqu’à ce que la pluie tombe. Il est de la Sunna une fois que la pluie tombe de dire :
« Ô Allah ! Fait que cette pluie soit une pluie bénéfique »

Lorsque la pluie devint trop forte et que l’on craint qu’elle ne cause des dégâts, on doit dire, tout comme le Prophète (saw) le fit :
« Ô Allah, fais-en sorte que la pluie cesse de tomber sur nous et qu’elle continue d’arroser les alentours, les dunes, les monticules, les vallées et les plantations »
(Rapporté par Boukhâri et Muslim)

La Prière Du Repentir

Allah dit : 
« Certes Allah ne pardonne pas qu’on Lui donne quelqu’associé. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. Mais quiconque donne à Allah quelqu’associé commet un énorme péché »
(Coran 4 Verset 48)

Allah dit :
« Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux. »
(Coran 39 Verset 53)

L’imam Ibn Kathir dit, à propos de ce verset, que le pardon est conditionné par le repentir. C’est pourquoi, ce verset est un appel à tous les transgresseurs, aux mécréants aussi bien qu’autres pécheurs de se repentir à Allah.

D’après Abou Bakr as-Siddiq (ra) qu’il avait entendu le messager d’Allah (saw) dire :
« Chaque fois qu’un fidèle ayant commis un péché procède à une purification rituelle et accomplit une prière de deux rackat et sollicite le pardon d’Allah, Allah le lui accorde. » Puis il lit le verset suivant : « et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d’Allah et demandent pardon pour leurs péchés – et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? – et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. … » (Coran, 3 Verset 135)
(Rapporté par Abou Daoud)

Une autre manifestation de la miséricorde d’Allah Le Très Haut envers la Ummah consiste encore à établir pour elle l’un des meilleurs actes cultuels qui permettrait au serviteur pécheur de se rapprocher de son Maître dans l’espoir de l’agrément de son repentir. Il est recommandé au musulman de se repentir après un péché d’accomplir cette prière; que le repentir vienne immédiatement après le péché ou tardivement. Le devoir du pécheur est de s’empresser à se repentir, mais, même s’il le fait tardivement, son acte sera accepté car le repentir est toujours à la portée du fidèle sauf en deux cas :
Quand l’âme du mourant atteint sa gorge. Car le Messager d’Allah (saw)  a dit :
« Certes, Allah agrée le repentir du fidèle tant qu’il n’agonisera pas. »
(Rapporté par Tirmidhi)

Quand le soleil se lèvera au couchant. Car le Prophète (saw) a dit :
« Le repentir est accepté de celui qui le fait avant que le soleil ne se lève au couchant… »
(Rapporté par Muslim)

Il est recommandé au repentant, en plus de la prière, de s’adonner à de bonnes actions en application de la parole d’Allah Très Haut dit :
« Et je suis Grand Pardonneur à celui qui se repent, croit, fait bonne œuvre, puis se met sur le bon chemin »
(Coran 20 Verset 82)

Il est recommandé au fidèle d’accomplir cette prière individuellement, car elle fait partie des prières surérogatoires que l’on ne célèbre pas collectivement. Au sortir de la prière, le fidèle doit implorer le pardon d’Allah Le Très Haut conformément au hadith d’Abou Bak (ra).

Parmi les meilleures actions que le repentant puisse faire figure l’aumône. Car elle constitue l’un des plus importants moyens d’obtenir l’exaucement du repentir.

Allah Très Haut dit :
« Si vous donnez ouvertement vos aumônes, c’est bien; c’est mieux encore, pour vous, si vous êtes discrets avec elles et vous les donniez aux indigents. Allah effacera une partie de vos méfaits. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites »
(Coran 2 Verset 271)

Il en résulte le pardon du péché comme éclairci dans le hadith, mais il faut savoir que les conditions de l’agrément du repentir sont l’abandon immédiat du péché, le profond regret de l’avoir commis et la détermination de ne plus le commettre.

La Prière de Salutation de la Mosquée

Pour ce qui est de la prière de la salutation à la mosquée, il est rapporté d’après Abî Qatâdah (ra) qui dit que le Prophète (saw) a dit :
« Quand l’un d’entre vous entre dans la mosquée, qu’il ne s’assoie pas avant d’avoir accompli deux unités de prière. »
(Rapporté par Boukhâri et Muslim)

Quiconque entre dans la mosquée et souhaite s’asseoir doit exécuter deux rackat avant de s’asseoir. Quant à celui qui entre à la mosquée, et ne veut pas s’asseoir mais seulement il a besoin de quelque chose après quoi il s’en ira, alors il n’est pas exigé de lui qu’il prie deux rackat. De même, s’il est entré pour exécuter la prière obligatoire et constate que la prière a déjà commencé, il doit rejoindre la prière avec les fidèles.

La Prière Nocturne

La prière nocturne se compose de minimum deux unités ou dix unités au maximum. Elle commence du premier tiers de la nuit et la récitation coranique est meilleur avec de longue sourate, mais la meilleure prière, c’est celle du troisième tiers de la nuit.

Selon Abou Houraira (ra), le Messager d’Allah (saw) a dit :
« La meilleure prière après les prières obligatoires et celle que l’on fait la nuit »
(Rapporté par Mouslim)

D’après Abou Hurayrah (ra), l’Envoyé d’Allah (saw) a dit :
« Allah descend chaque nuit au ciel le plus proche (de la terre), vers le dernier tiers de la nuit et dit : « Qui M’invoque, pour que Je l’exauce? Qui Me demande, pour que Je lui donne? Qui implore Mon pardon, pour que Je lui pardonne? »
(Rapporté par Mouslim)

‘Aïcha (ra) a dit :
« Le Prophète (saw) ne rajoutait pas à sa prière de nuit plus de 11 unités, pendant le mois de Ramadan ou en dehors du Ramadan. Il en priait 4, ne me demandez pas sur leur beauté et leur longueur ! Puis il en priait 4, ne me demandez pas sur leur beauté et leur longueur ! Puis il en priait 3  »
(Rapporté par Boukhâri, Muslim, Abou Daoud, Tirmidhi, An-Nasâi, Abou ‘Awâna, Malik, Al-Baïhaqi et Ahmad)

La Prière du Défunt absent

La prière de l’absent concerne celui qui est décédé. Elle s’effectue de la même manière que la prière mortuaire à l’exception faite que le corps du défunt est absent.

Les savants divergèrent à propos de la prière du défunt absent. L’avis prédominant est toutefois, et Allah sait mieux que nous, que cette prière est prescrite lorsqu’une personne décède à un endroit où personne ne peut accomplir pour elle la prière mortuaire et qu’on ne peut pas effectuer la prière du défunt absent pour la personne pour qui la prière mortuaire a été accomplie lors de son décès. Tel est l’avis d’un groupe de spécialistes dont al-Khattâbî et al-Rouyânî ainsi qu’Aboû Daoud qui titra cela dans son recueil de hadith : chapitre : la prière pour le musulman entouré de polythéistes dans un autre pays.

Le cheikh al-Islâm ibn Taymiya a dit :
« L’avis correct est qu’il faut accomplir la prière d’un défunt absent décédé dans un pays où personne n’a fait la prière funéraire pour lui. C’est ce que fit le Prophète (saw) pour al-Nadjâchî (Le Negus), car il décéda entourer de mécréants et personne ne fit la prière funéraire pour lui. Par contre, il ne faut pas accomplir la prière pour un défunt absent, lorsque la prière funéraire a été effectuée là où il est décédé, car se sont acquittés de cette obligation les musulmans qui ont prié pour lui. »
(Zâd al-Ma’âd)

Abou Houreira (ra) :
« Le jour où al-Nadjachi décéda, le Prophète (saw) annonça sa mort à ses Compagnons, se rendit avec eux sur le lieu de prière (al moussalla), les mit en rangs et prononça le Takbîr quatre fois »

La Prière Du Voyageur

Si on a l’intention de voyager et que l’on sort de la ville, les règles du voyage s’appliquent, sans prendre en considération la distance parcourue par la suite, qu’elle soit longue ou courte. Si l’intention n’est pas présente, on peut parcourir une longue distance, on n’est pas pour autant considéré comme étant voyageur, car le voyage fait partie des choses liées à ce hadith à propos duquel certains savants ont dit qu’il représentait le tiers de la religion.

D’après ‘Omar Ibn Al-Khattâb (ra), le Prophète (saw) a dit :
« Les actes ne valent que par l’intention. A chaque homme il ne sera tenu compte que de ses intentions. Pour celui qui aura émigré en vue de Allah et de son Envoyé, son émigration lui sera comptée pour Allah et Son Envoyé. Quant à celui qui aura émigré en vue de biens terrestres, ou afin de trouver une femme à épouser, son émigration sera comptée suivant le but qui aura dicté son voyage »
(Rapporté par Muslim)

Pour La prière du voyageur, toutes les prières qui font quatre rackat on les réduit à deux : on ne fait donc que deux rackat. Pour les autres prières (de deux ou trois Rackat : Maghreb et Sobh) on ne fait pas de réduction. Il s’agit de n’importe quel voyage: à condition qu’il soit licite. 

Les prières du voyageur dans la congrégation dans la mosquée, si l’imam est un résident (ne voyage pas), alors vous devriez offrir la prière en entier avec lui, et ne pas la raccourcir.

‘Aïcha (ra) a dit:
« Les prières furent d’abord fixées à deux rackat chacune; en cas de séjour aussi bien que pendant le voyage. La prière faite en voyage fut maintenue telle quelle; alors que celle faite dans le premier cas, fut augmentée. »
(Rapporté par Muslim)

Anas Ibn Mâlik (ra) a dit : 
« Nous partîmes en compagnie du Prophète (saw) pour aller de Médine à La Mecque. Il (saw) fit toutes les prières en deux rackat chacune (même celles de quatre rackat) jusqu’à ce que nous fîmes de retour. – « Combien de temps êtes-vous restés à La Mecque? », lui demanda-t-on. – « Une dizaine de jours », répondit-il »
(Rapporté par Muslim)

Cependant la réduction est préférée à son accomplissement total car le Prophète (saw) a dit:
« C’est une offrande qu’Allah vous a faite, acceptez-donc son offrande. »
(Rapporté par Mouslim)

Le voyageur ne commence à réduire sa prière que lorsqu’il a complètement quitté la ville et dépassé sa banlieue et ses jardins. Il n’est pas suffisant qu’il ait l’intention de voyager sans pour autant avoir entamé son voyage et quitté sa ville.

Allah dit :
« Et quand vous parcourez la terre, ce n’est pas un péché pour vous de raccourcir la salãt, … »
(Coran 4 Verset 101)

Si le voyageur entre dans un lieu et fait l’intention d’y résider quatre jours complets, c’est-à-dire quatre jours en dehors de ses jours d’arrivée et de départ, il ne peut y raccourcir la prière.

Le principe est que la Prière est une obligation dont le temps légal est déterminé par la législation musulmane :
« La Prière demeure, pour les croyants, une prescription à des temps déterminé »
(Coran 4 Verset 103).

La Sunna a déterminé un temps légal pour chaque Prière. En aucun cas, il serait permis de l’accomplir avant ce temps, de même qu’il est interdit de la retarder sauf pour une raison valable, et quiconque la retarde par négligence est coupable de péché.

Mais la souplesse et le réalisme qui caractérisent l’islam ont fait que la religion a tenu compte des circonstances atténuantes et exceptionnelles dans certains cas tels la maladie, les intempéries, le voyage. Il est permis à celui qui fait un long voyage de regrouper Dhouhr avec al `Asr dans le temps de l’un deux, c’est-à-dire en anticipant ou en reculant et Maghreb avec `Ichaa’ en anticipant ou en reculant. A la condition de faire l’intention par son cœur de regrouper et ce, pendant qu’on est dans la première et les faire suivre l’une après l’autre.

Alors il ce qu’il faut retenir que le raccourcissement est obligatoire et le regroupement est recommandé en voyage.

La Prière de Guerre ou de peur

La prière de la peur, c’est la prière que l’on effectue en temps de guerre ou en cas de danger.
C’est une prière qui permet de toujours avoir une surveillance sur les défenses tout en priant en groupe.

Une des sagesse a retiré de la prière de la peur, c’est l’importance du Groupe, et de la prière en groupe.
A tel point que même pendant la guerre, les musulmans prient en groupe.

Dans l’école Mâlikite, elle se déroule avec 2 groupes avec un seul imâm pour les 2 groupes.
Pour la prière de l’Ichaa par exemple.
Le 1er groupe commence avec l’imâm, et s’arrête de le suivre au 1er Tashahhud. L’imâm reste assis, et les fidèles derrières se lèvent et finissent tous leur prière chacun de leur côté.

Quand le 1er groupe a fini. Le 2ème groupe qui n’a pas encore prié, rentre en prière avec le Takbîrat al ihrâm, et rejoint l’imâm, et l’imâm poursuit la prière.
Ensuite, au Salam final de l’imâm, chacun des membres du 2ème groupe, rattrapera les 2 unités qui lui manquait comme pour la prière du retardataire.

Néanmoins s’il y a trop de danger pour procéder ainsi, les fidèles prieront individuellement, comme ils pourront, à pied ou à cheval, en marchant ou en courant, tournés ou non vers la qibla.

Et Allah sait Mieux….

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